Ras le bol de se serrer la ceinture…
MOBILISATION GÉNÉRALE POUR NOS REVENDICATIONS !
Les 54 milliards d’euros de réduction de la dépense publique annoncés par Sébastien Lecornu jeudi 17 septembre dernier vont aggraver les problèmes plutôt que les résoudre.
Le Premier ministre a avancé quelques pistes. Les retraité·es seront percuté·es par une mesure de désindexation de leur pension par rapport à l’inflation ou par la suppression d’un abattement fiscal. Objectif, «économiser» sur leur dos environ 6 milliards d’euros.
Pas de revalorisation de l’APL non plus, pour tenir compte de l’inflation. Son gel serait effectif alors qu’elle aide directement les étudiant.es et les ménages les plus modestes. Les malades seront aussi mis à contribution puisque des économies à la hauteur de 2 milliards d’euros sont prévues en cas d’arrêt maladie.
En 2027, les salaires des agent·es publics seraient gelés alors que l’inflation grimpe, que des millions de salarié·es flambent leur budget mensuel presque uniquement dans l’achat du carburant pour se déplacer. Moins de salaires, c’est aussi moins de consommation, moins d’activité économique.
Mais tout ne baisse pas dans les projets de budgets Lecornu !
Parmi les principales hausses citons le remboursement de la dette et le budget des Armées avec + 6,4 milliards d’euros l’an prochain. Les ministères dits de coercition (Justice et Intérieur) verront aussi une hausse de leur budget.
Nous ne cessons de le dire : l’argent existe ! Il faut sortir du diktat des marchés financiers, il faut augmenter les recettes en mettant fin aux cadeaux fiscaux faits aux plus fortunés. La FSU propose six mesures permettant de dégager plus de 80 milliards de recettes (taxe Zucman, restauration de l’ISF, mieux taxer les dividendes…).
Dans ce contexte très mauvais pour nos finances et budgets personnels, le SNASUB-FSU appelle les personnels à se saisir des appels aux mobilisations qui traduiraient nos revendications en action.
L’argent existe ! Il faut maintenant une forte mobilisation sociale capable d’exprimer la colère ambiante, pour repousser l’austérité promise par le gouvernement. Et pour gagner les bonnes décisions !

