7738 établissements publics locaux d’enseignements (EPLE) étaient recensés lors de la rentrée scolaire 2025 : 5339 collèges, 1643 lycées (dont 777 lycées polyvalents) et 756 LP.
Et ils ont scolarisé en 2025/2026 plus de 4,6 millions d’élèves, dont plus de 2,5 millions de collégien·nes, sur les territoires métropolitain et ultra-marins.
Ce sont donc des opérateurs de proximité essentiels pour l’État, pour mettre en œuvre sa politique d’éducation nationale et les politiques éducatives qui y sont liées.
Cette évidence est bonne à rappeler puisque, sous prétexte de baisse de la démographie scolaire, des expérimentations seront conduites – à l’initiative du ministre de l’éducation nationale – pour faire bouger les lignes de la carte scolaire dans certains départements. L’objectif est fixé : rediscuter à l’échelle d’un territoire – entre partenaires de l’École – du maintien d’un collège ou d’une école compte tenu de la diminution annoncée du nombre d’élèves.
L’avenir de l’existence de nos EPLE sous leur forme actuelle est donc questionné, ainsi que la place qu’y occupent nos missions, métiers et personnels.
Il est d’autant plus interrogé puisque l’objectif affiché du gouvernement est uniquement guidé par le fait de faire des économies sur les budgets des services publics.
Pourtant, il est admis assez largement – a fortiori depuis la publication en mai 2024 d’un rapport sénatorial sur le sujet – que l’éducation nationale est sous administrée et que bon nombre d’équipes administratives sont en sous-effectif. C’est évidemment le cas aussi dans les établissements scolaires !
Dans un contexte où les tâches nouvelles s’accumulent sans qu’il ne soit possible de les absorber par l’utilisation de nouveaux outils rapidement performants (l’exemple du progiciel Op@le et de son déploiement dans les services financiers est de ce point de vue sidérant), le manque de personnels (administratifs et des laboratoires) peut se faire cruellement sentir, dans les secrétariats de direction, dans les scolarités élèves, dans les services d’intendance, dans les agences comptables ou dans les laboratoires des sciences.
Du coup, nous avons bien l’impression d’être sur une corde raide, soumis·es à la moindre absence ou tâches nouvelles « tombées du ciel », ce qui peut dégrader très vite nos conditions de travail.
Pourtant, l’exercice quotidien de nos missions et métiers au service des élèves et des membres de la communauté éducative devrait valoriser plus encore notre place au sein de l’EPLE. Encore faudrait-il qu’elle soit reconnue au plus haut niveau de l’institution, autrement que par de simples mots ou paroles dites en temps de crise, sans conséquences véritables sur nos traitements et carrières par exemple.
Encore faudrait-il qu’elle soit aussi reconnue par les directions d’établissement, dans chaque établissement…
Pour cela, le SNASUB-FSU porte partout la voix des personnels administratifs et ITRF des EPLE
Pas de système éducatif sans nous !

