Le 31 mars, l’intersyndicale de l’éducation nationale appelait à une grève nationale. Depuis plusieurs mois, les organisations FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche Publiques, CGT Educ’Action et SUD Éducation dénonçaient les choix budgétaires du gouvernement : suppressions d’emplois et blocage de toute revalorisation salariale. Ces choix ne peuvent que dégrader encore davantage un service public d’Éducation déjà exsangue.
Dans une actualité marquée par l’inquiétante escalade guerrière en cours au Moyen-Orient et la situation post élections municipales, notre syndicat juge urgent de continuer à contester les contenus austéritaires des lois de finances 2026 et leurs conséquences. Il y a urgence à rappeler et à défendre nos revendications !
Aucune création d’emploi pour les établissements scolaires à l’échelle du pays — juste du redéploiement interacadémique ; 80 créations pour les services — à répartir sur 30 académies et l’administration centrale — alors que les réformes ou évolutions du système éducatif créent des charges nouvelles, qui deviennent vite des charges de travail accru pour les personnels.
Il faut recréer les emplois administratifs et ITRF nécessaires au bon fonctionnement de nos établissements et services !
RAS-LE-BOL des schémas d’emplois ministériels égaux à 0, ou presque, pour nos filières !
Cette situation globale de conditions de travail qui se dégradent se combine avec une autre situation tout aussi déplorable : celle qui concerne les salaires et les carrières de personnels administratifs et ITRF, pourtant indispensables au fonctionnement des services et des établissements. Mais toujours aussi peu reconnu·es.
Salaires indiciaires « smicardisés » car percutés par le relèvement d’un SMIC indexé sur l’inflation, grilles de carrière dont la progression indiciaire peut se résumer à quelques points d’indice — une misère — tous les 3 ou 4 années, missions confiées relevant d’un corps et grade supérieur… La coupe est pleine ! Et pas de perspective d’augmentation prévue pour 2026, rien n’est prévue dans la Loi de finances !
Augmentation générale des traitements !
Intégration des primes dans le salaire indiciaire !
Requalification massive des emplois et des promotions concomitantes des personnels concerné·es par le décalage emploi occupé/missions confiées !
Blocage des prix du carburant et des produits de première nécessité !

