La canicule qui s’est abattue sur nos contrées montre la vacuité des politiques de nos dirigeant·es pour prendre en considération les évolutions brutales du climat. Encore une fois, notre système éducatif, ses élèves, étudiant·es et personnels auront eu à subir le manque d’anticipation dû très largement à un manque de moyens. Les crédits du Fonds verts, destinés à accompagner les évolutions du climat, ont été divisés par 3 en trois ans, passant de près de 2,5 milliards d’euros en 2023 à un peu plus de 800 millions en 2026. Aucune politique publique de transition écologique n’est donc réellement planifiée, notamment pour adapter notre bâti scolaire et universitaire aux exigences aigües de la période.
Par ailleurs, les conséquences de la guerre au Moyen-Orient n’ont pas fini de se faire sentir. Une enquête sur les pratiques des citoyen·nes concernant leurs déplacements constate une diminution des visites dans les familles, des sorties de loisirs ou encore des départs en vacances ; phénomène évidemment plus marqué en dehors des métropoles, là où l’usage d’un véhicule individuel est indispensable…
C’est dans ce contexte que le Premier ministre prépare le budget de l’année suivante en envoyant des lettres de cadrage à chaque ministre pour fixer les limites acceptables de la dépense publique par ministère. Cette année, les premières demandes des ministres aboutissaient à une création de 23 000 emplois pour fonctionner : inacceptable pour Sébastien Lecornu !
« Nos » ministres vont donc revoir leur copie pour rester dans les clous d’une austérité qui dégrade toujours plus nos conditions de vie et de travail et le bon fonctionnement de nos services publics.
Pas le moment, donc, d’en rabattre sur nos justes revendications ! Ni sur l’exigence des nécessaires luttes sociales pour les faire aboutir, dès la rentrée prochaine.
En attendant, nous vous souhaitons, au nom de toutes les équipes militantes du syndicat, un bel été à toutes et tous, à l’ombre de préférence !

