NON à l’escalade guerrière au Moyen-Orient, solidarité internationale avec les peuples sous les bombes et missiles, POUR un cessez-le-feu immédiat et l’autodétermination des peuples…
La CAN du SNASUB-FSU se réunit alors qu’Israël et les Etat-Unis d’Amérique ont attaqué l’Iran au prétexte d’une menace accrue du régime des Mollahs. Celle-ci a réagi en répliquant par des bombardements sur les pays voisins de la Péninsule arabique, alliés des Etats-Unis ou hébergeant certaines de leurs installations militaires, et en bloquant le Détroit d’Ormuz provoquant une déstabilisation du marché et de l’acheminement du pétrole. Cela est susceptible de générer une crise économique de grande amplitude. Le risque de nouveaux développements du conflit au Moyen-Orient est aggravé par la politique menée par le gouvernement Netanyahou qui, après avoir affamé la population gazaouie, s’attaque désormais à celle de Cisjordanie, laissant libre cours à la violence des colons israéliens. Le Liban est désormais à nouveau la cible des opérations militaires d’Israël pour asseoir sa politique de colonisation.
Le SNASUB-FSU, fort de son attachement à la solidarité internationale entre les peuples, condamne fermement la politique d’agression menée par Israël et les Etats-Unis au Moyen-Orient. Il rappelle son attachement à l’autodétermination des peuples. C’est au peuple iranien de formuler une alternative au régime obscurantiste des Mollahs, y compris avec tout notre soutien de syndicalistes attaché.es à la solidarité internationale.
Il exprime à nouveau sa solidarité avec le peuple palestinien et rappelle toutes ses prises positions adoptées par les CAN précédentes.
Élections municipales : un pays et un électorat fracturé… Des enjeux partisans qui n’auront survécu au 1ᵉʳ tour que pour près de 1500 communes
Les résultats des élections municipales de ce mois de mars traduisent finalement – dans la composition élue des conseils municipaux et métropolitains – le poids politique et électoral des partis existants, même si près de 96 % des communes du pays en avaient fini avec le scrutin dès le soir du premier tour, ce qui représentait tout de même près de 85 % des électeurs·trices (près de 42,6 millions pour 50,2 millions d’inscrit.es en 2026).
Difficile de développer ici une analyse globale des résultats tant ces élections locales renvoient aussi à des contextes locaux (bilan des sortant.es, prime à l’union dès le 1ᵉʳ tour…), même si La fragmentation importante du corps électoral – constaté déjà lors de précédents scrutins – se confirme tout à fait.
Cet éparpillement des votes continue de fragiliser le camp gouvernemental de manière globale, même si des responsables de celui-ci ont pu être élu·es ou réélu·es.
Le Rassemblement national, et plus largement les forces d’extrême-droite, continuent leur travail d’implantation locale, plutôt dans des communes de taille moyenne, mais également à Nice, tout en conservant ses maires dans les villes déjà acquises.
Paris, Lyon et Marseille restent à gauche, mais pas Strasbourg et Toulouse ne basculent pas.
Alors que le Nouveau front populaire et son programme de rupture répondant en partie aux aspirations sociales, environnementales et démocratiques avait permis aux partis de gauche d’empêcher le RN d’accéder à Matignon en juillet 2024 et d’infliger aussi une défaite cuisante aux partis macronistes, rien de tel sur l’ensemble du territoire national n’a pu se produire cette fois ou seulement dans quelques localités.
La fragmentation des choix politiques des citoyen·nes, abstentionnistes ou électeurs·trices, ne doit pas empêcher de voir que les listes de la droite, porteuses de reculs sociaux à venir et souvent appuyées par l’extrême droite, gagnent des mairies.
Cette situation postélectorale confère aux organisations syndicales – dont la nôtre – des responsabilités particulières.
Celle de lutter inlassablement pour les revendications qui doivent nous permettre d’imposer la justice sociale et fiscale, contre l’austérité. ; et pour le respect du monde du travail, la solidarité entre tou·tes les salarié.es, le renforcement des services publics, contre toutes les divisions et les discriminations.
Nulle résignation pour notre part, par exemple, à défendre et à promouvoir partout sur le territoire – et donc dans les communes aussi – des services publics accessibles à toutes et tous, incarnant l’universalité des droits contre la préférence nationale et contribuant très largement à la redistribution des richesses et donc à la réduction des inégalités.
Notre action syndicale des semaines à venir
Partout, défendre et représenter les personnels confronté·es à la dégradation des conditions de travail et des conditions de gestion des ressources humaines !
Nos équipes syndicales n’ont sans doute jamais été autant sollicitées par de nombreux collègues qui subissent de mauvaises conditions de travail ou d’affectation ou bien qui ne comprennent pas les «règles» issues notamment de la loi TFP de 2019 ayant supprimé des compétences essentielles de nos CAP. Ce militantisme syndical est décisif pour organiser concrètement la solidarité syndicale.
A chaque niveau pertinent, défendre et porter les revendications, petites, moyennes et grandes !
Les agendas sociaux ministériels nous ont été communiqués par les directions et nos représentant.es pourront porter les revendications que nous défendons sur de nombreux thèmes, au nom des personnels que nous représentons : politique de requalification des emplois de nos filières et promotion des personnels, politique indemnitaire, plan handicap ou pour l’égalité professionnelle, application des accords télétravail…
A chaque niveau, ministériel ou local, sans illusions mais avec force, nous portons toutes nos revendications devant les directions, au nom des collègues des filières que nous représentons.
Organiser et réussir les nécessaires mobilisations collectives…
Contre l’austérité budgétaire des lois de finances 2026, finalement adoptées !
L’austérité n’est pas pour l’ensemble des ministères puisque le budget de la Défense a été haussé de près de 7 milliards supplémentaires par rapport à l’année dernière.
L’austérité budgétaire des lois de finances 2026 imposés par le gouvernement de Sébastien Lecornu a plusieurs conséquence : des suppressions d’emplois à l’éducation nationale – principalement des emplois enseignants ; le gel de nos salaires et traitement, sans perspective d’amélioration donc, de nos grilles de carrière complètement percutées par les hausses régulières car règlementaires du SMIC ; la continuation de la remise en cause de certains droits statutaires tels que les dispositions concernant le temps partiel thérapeutique, la rémunération en cas de congés de maladie ou bien le droit à autorisations spéciale d’absence.
Tout cela mérite d’être dénoncé et combattu avec force, par l’action collective des personnels et leurs organisations syndicales.
Dans l’Education nationale, mobilisons-nous massivement ! Toutes et tous en grève le 31 mars !
A l’éducation nationale, le SNASUB-FSU se joint à l’appel de l’intersyndicale à la mobilisation durant la semaine du 30 mars au 3 avril et à la grève unitaire du 31 mars.
- CONTRE la sous-administration et les sous-effectifs dans nos services et établissements et la dégradation des conditions de travail qui en résulte ;
- POUR des recréations massives d’emplois dans nos filières ;
- CONTRE l’inflation et notamment celle qui touche l’énergie (carburants, gaz…), POUR le blocage des prix des carburants et des produits de première nécessité ; il faut une politique d’ensemble de contrôle des prix pour contenir les effets de la crise économique engendrée par la guerre et de sa dimension inflationniste ;
- CONTRE la smicardisation de salaires déjà trop faibles, POUR une augmentation générale des traitements, l’intégration des indemnités dans le salaire indiciaire, POUR un plan de requalification des emplois et de promotion des personnels concerné.es par le décalage emploi occupé/missions confiées…
Le SNASUB-FSU aux avant-postes pour défendre les salaires le 31 mars… et après
L’INSEE estime que l’inflation pourrait progresser à près de 2% pendant le printemps entraînant une hausse du salaire minimum légal. Cela s’ajoute une politique d’affaiblissement des rémunérations des personnels menée par les différents gouvernements depuis 2017 qui y voient un levier d’austérité budgétaire à effet immédiat.
Nous lançons une campagne intitulée « URGENCE salaires » autour de trois axes : augmentation générale des salaires, requalification des emplois, blocage des prix de l’énergie et des produits de première nécessité.
Le SNASUB-FSU va multiplier les supports visuels pour sensibiliser les collègues contre la SMICardisation en dénonçant la faiblesse des grilles indiciaires organisant nos carrières et le danger du poids de l’indemnitaire dans la part des rémunérations et la perte de revenu qu’i implique lors du départ en retraite. Nous développons une communication large sur nos analyses des enjeux. Et nous réaffirmons avec force le fait que l’argent existe pour financer nos revendications.
Concernant la réforme de la PSC et le volet prévoyance, certaines difficultés se sont faites jour…
LA MGEN et la MAGE font partie du consortium ayant emporté le marché en prévoyance. Or, ces deux opérateurs mutualistes continuent à proposer une offre en prévoyance en dehors dudit marché. Cela ouvre une ambiguîté sérieuse pour les collègues.
Le SNASUB-FSU rappelle l’importance pour chaque collègue de se poser la question de la prévoyance.
Le contrat collectif, pris au début du contrat, permet d’éviter les questionnaire de santé et la tarification à l’âge. Nous invitons les collègues à comparer les offres existantes pour trouver celle qui leur correspond le mieux.
La commission du secteur bibliothèques s’est réunie le vendredi 20 mars 2026. Les échanges ont porté sur les différentes luttes menées au sein des diverses bibliothèques (MNHN, ABES, INHA, Toulouse…)
Le SNASUB-FSU soutient activement les personnels du MNHN, en grève depuis décembre 2025, en dénonçant un RIFSEEP très inférieur aux minima ministériels et une situation salariale jugée indigne. Le syndicat exige une revalorisation immédiate des primes et a interpellé le ministère lors du CSA MESR du 24 mars 2026 pour qu’il contraint l’établissement à respecter les montants planchers et la convergence indemnitaire.
Le SNASUB-FSU souligne les fortes réserves et inquiétudes entourant la fusion, aggravées par le retrait du CINES et l’absence de concertation légale, ainsi que par les pressions internes signalées à l’ABES. Le syndicat défend la nécessité de transparence, de consultation des CSA et de représentation syndicale, tout en alertant sur un risque majeur de dégradation des métiers et du réseau des bibliothèques en cas de fusion.
La commission du secteur SUP sera réunie le mardi 31 mars prochain avec comme points proposés à l’ordre du jour (liste non exhaustive) : assises du sous-financement, projet de loi, mise des comp etc
Lors des élections professionnelles de décembre 2026, porter haut et fort les intérêts et les revendications des personnels administratifs, ITRF et des Bibliothèques, titulaires comme contractuel·les !
Le scrutin sera matérialisé par le vote électronique des personnels concerné.es, du 3 au 10 décembre prochain. Il devra être l’occasion, pour notre fédération, la FSU, et notre syndicat de vérifier la portée et la force de nos revendications, petites, moyennes et grandes, ainsi que de l’ancrage de nos équipes militantes, au plus près de nos services, établissements et collègues. L’enjeu est de taille et notre volonté de réussir aussi !

