La conseillère sociale du ministre, en charge des ressources humaines – membre donc du cabinet du ministre – fut donc chargée par lui de nous recevoir ; l’entretien a duré près de 1 heure 30 et nous avons pu aborder avec elle plusieurs sujets.
En préambule, la conseillère a souhaité nous dire que le ministre s’exprimerait bientôt sur la demande récurrente des présidents de région ou de départements – relayés récemment par des sénateurs·trices – concernant la décentralisation du statut des secrétaires généraux d’établissements scolaires. Et qu’il souhaitait rassurer les personnels concerné.es.
Il est vrai que notre syndicat l’avait interpelée – entre autres – par un courrier commun signé par la secrétaire générale de la FSU, fin janvier dernier. Preuve que les affaires semblent suivies, même avec retard !
En préambule de l’entretien, nous avons évoqué les très vives inquiétudes des personnels de l’ONISEP, percuté.es par une réorganisation de service brutale et présentée avec de trop nombreuses zones d’ombre. Nous avons donc soutenu leur demande d’audience auprès du ministre dont le principe a été évidemment accepté par la conseillère.
Puis, nous avons voulu, dans la perspective des discussions à l’ordre du jour des agendas sociaux (voir plus haut) rappeler aux ministres nos revendications principales, revendications toutes destinées à améliorer les conditions de travail et de vie des personnels : il nous faut gagner la reconstruction complète des grilles indiciaires des agent·es de nos filières, largement submergées par les hausses régulières du SMIC ; il faudra intégrer nos indemnités revalorisées dans ces mêmes grilles indiciaires ; il faudra aussi requalifier l’ensemble des emplois occupés aujourd’hui par des collègues à qui les directions confient des missions qui relèvent du corps supérieur. L’enjeu est majeur sur le sujet puisque le plan de requalification de la filière administrative du MEN est prévu pour s’éteindre en 2026 alors que plusieurs milliers de collègues concerné·es en ont été exclu·es !
Une audience durant laquelle nous n’avons pas renoncé à réclamer des (re)créations d’emplois pour nos filières tant les 100 nouveaux postes prévus pour les services en 2026 sont très largement insuffisants… Et que dire des situations de sous-effectif qui touchent aussi les équipes administratives ou des laboratoires de nos EPLE…
Là-encore, il s’agissait de porter haut et fort les aspirations des personnels que nous représentons. Et face au ministre ou devant sa conseillère, le SNASUB-FSU est organisé pour jouer pleinement son rôle !
On n’est finalement jamais aussi bien défendu que par celles et ceux qui exercent le(s) même(s) métier(s) !

