La Journée internationale des droits des femmes du 8 mars est une occasion de mettre en avant la lutte pour l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, soulignant ainsi toutes les revendications nécessaires pour l’atteindre.
Près d’une soixantaine d’associations et de syndicats, dont le Planning Familial, Osez le féminisme, la CGT, la FSU, et des partis politiques appelle à « la grève féministe ».
Réunir toutes les femmes syndicalistes et féministes, engagées dans diverses associations, collectifs organisés ou non, actives au sein de réseaux militants ou non, afin de construire une grève et d’organiser sa mise en œuvre. L’objectif est de former un collectif inclusif, fondé sur un programme pour une transformation féministe.
Incorporer la perspective féministe à tous les aspects du syndicat, de l’engagement sur le terrain représente une nécessité pour le SNASUB-FSU. Par la grève féministe, on s’inscrit dans une mobilisation pour la défense de toutes les femmes dans leurs droits à un salaire, une retraite, une carrière à la même hauteur que celle des hommes et d’une société qui ne différencie personne en fonction de son sexe.
L’égalité est acquise en droit sur le papier. Les femmes sont majoritairement à temps partiel, avec une double journée pour un salaire partiel pour 60 % des femmes et 80 % des mères. Cela conduit à une situation sans issue : des salaires bas, de la précarité, des perspectives de carrière limitées, et des retraites insuffisantes. La violence sexiste se manifeste largement, et une femme en est victime toutes les deux semaines en France. Les pressions relatives au corps, à l’identité de genre, à l’orientation sexuelle, à l’image de la maternité sont trop largement répandues.
La grève féministe va au-delà des problèmes liés au travail pour remettre en question la dominance de genre dans tous les aspects de la société, en mettant particulièrement en lumière les violences sexistes sous toutes leurs formes. Cette grève est globale dès le départ, abordant non seulement les questions de travail rémunéré, mais également le travail domestique, éducatif et de soins, souvent effectué gratuitement par les femmes de manière constante.
Les revendications se heurtent rapidement à notre société patriarcale et capitaliste. Pour véritablement améliorer la vie des femmes, il est nécessaire de transformer en profondeur la société. Cela implique de lutter contre les disparités salariales entre les genres, les discriminations à l’embauche basées sur la couleur de peau ou le genre, ainsi que les comportements sexistes en milieu professionnel. Les viols de Mazan nous ont ancrés une fois de plus dans une société patriarcale dont nous avons toutes et tous compris l’urgence de sortir de ce système !
à cela s’ajoute une actualité féministe internationale qui met en lumière la violation des droits des femmes dans tous les pays en conflit. Par exemple, en 2024 en Iran, 31 femmes ont été exécutées, et en Afghanistan, après avoir interdit aux femmes de s’exprimer en public, le ministère taliban du Vice et de la Vertu leur interdit désormais de se parler.
Ne réduisons pas la parole de toutes ces femmes !
Le SNASUB-FSU appelle à la grève féministe le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes.. Le SNASUB-FSU encourage la participation à des mobilisations pour revendiquer des mesures immédiates et ambitieuses en faveur de toutes les femmes, s’opposant ainsi aux politiques d’austérité, au démantèlement des services publics et de dégrader toujours plus les conditions de travail des personnels.
MOBILISONS-NOUS TOUTES ET TOUS pour gagner l’égalité ! EN GRÈVE FÉMINISTE et dans les manifestations LE 8 MARS !
Sommaire du Convergences N° 304 — Février 2025
- Édito du numéro 304 – Janvier 2025
- Informations générales
- 11ᵉ congrès de la FSU
- Bayrou pire que Barnier !
- Conseil commun de la fonction publique en présence du ministre Marcangeli…
- La FSU et le SNASUB-FSU reçus par Elisabeth Borne
- Évolution des emplois prévus pour les établissements scolaires (BOP 141)
- évolution des emplois prévus pour les services académiques (BOP 214)
- En grève féministe le 8 mars, pour gagner l’égalité !
- Pass Culture / Op@le
- Concours ITRF : bilan de la session 2024
- Redéploiement des emplois informatiques : un marché de dupes
- Budget : la documentation n’est pas une variable d’ajustement
- Dans l’académie d’Orléans-Tours, l’Éducation nationale est en quête d’un nouveau DASEN dans l’Indre (36)
- Lu pour vous