Alors que la sous administration de notre ministère a été objectivée par un rapport parlementaire paru en mai 2024, nulle mesure n’est venue depuis lutter concrètement contre cette réalité.
Cette sous administration est liée à l’augmentation régulière des charges administratives qui pèsent sur nos services et établissements, au gré des évolutions et des réformes des politiques scolaires. Mais elle est aussi la conséquence d’une politique brutale et massive de suppressions d’emplois, durant les années dite de la RGPP, entre 2007 et 2020 ; plus de 20 % des emplois administratifs du ministère indique le rapport.
C’est cette réalité qui explique les difficultés récurrentes des équipes administratives de nos établissements et services, malgré un investissement professionnel sans faille, à assurer l’administration du service public d’éducation. C’est aussi ce qui explique la dégradation continue des conditions de travail, dans un contexte par ailleurs aggravé par des salaires indiciaires scandaleusement bas et largement smicardisés – le point d’indice est gelé pour 2026 – et bien souvent déconnectés des missions réelles confiées aux personnels. Et tout cela dans un contexte de prises en main très compliquées de nouveaux outils.
C’est de cette réalité-là dont nous avons voulu rendre compte lors de ce CSAMEN du 26 janvier durant lequel la direction ministérielle a bien voulu nous présenter les schémas d’emplois prévus pour organiser la rentrée scolaire prochaine, pour l’ensemble des filières professionnelles concernées.
Vous lirez ci-après nos tableaux et cartes des schémas d’emplois concernant les emplois administratifs et ITRF :
- Pour les EPLE et CIO (Programme 141) : 0 création, on déshabille certaines académies (-30 emplois sur 10 académies) pour recréer dans d’autres (+30 emplois pour 11 autres) et 9 académies ne verront aucune variation ;
- Pour les services académiques (Programme 214) : 100 emplois sont créés, dédiés aux missions du contrôle académique des établissements d’enseignement privé, à la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale des professeurs et à l’amélioration des systèmes d’information RH (SIRH). Il ne nous a pas été communiquée lors de ce CSAMEN de répartition interacadémique pour ces créations.
Dans le même temps, des régions académiques (RA) devront rendre 20 emplois destinés à feue la gestion du Service national universel.
Et, au titre du fameux barème SERACA/SERT-A-RIEN, 6 RA devront aussi rendre des emplois, redéployés dans 6 autres, le solde étant égal à 0 et portant au total sur 20 emplois.
Le redéploiement des emplois informatiques est aussi continué, malgré nos alertes syndicales et les fortes réserves émanant des équipes concernées.
Rien de bon, donc, pour préparer dans les meilleurs conditions la rentrée scolaire prochaine. Rien de nature, non plus, à éteindre notre revendication en la matière :
Il faut recréer massivement des emplois administratifs et ITRF, dans nos services et EPLE, pour en finir avec la sous administration et les sous effectifs, pour améliorer enfin des conditions de travail bien difficiles !

